23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 08:56

 

Mercredi 18 mai :

 

Maman aurait eu 81 ans aujourd'hui. Je pense à elle, ici, car je suis à quelques mètres d'une des chambres qu'elle a occupée durant sa maladie. Coïncidence ? Bien sûr que non !

 

Hier soir j'ai eu ma dose de boules blanches et roses, du coup, j'ai dormi. J'ai quand même avalé un gramme de paracétamol afin d'essayer de calmer mes hanches ruinées.

Ce matin, dernier thé servi au lit. Après le passage de mon chirurgien, je rentre à la maison où Loulou ne me laissera aucun répit.

Allez hop, j'ai le feu vert, j'appelle mon chauffeur, je fais mon sac, remercie les gentilles infirmières et je me tire de là.

 

Arrivée à la maison, c'est la chute libre...

 

Loulou ne me lâche pas, il ne se rend absolument pas compte de mon état hormis que je marche à 2 à l'heure en me tenant aux murs. Je suis vite crevée, je découvre maintenant que je ne suis pas au top.

Je ne suis pas Wonderwoman et ça, Loulou, il ne le supporte pas.

Si je reste debout trop longtemps, je sens l'incision qu'on m'a faite dans le vagin. Ca brûle, c'est une alarme ce machin ! Les deux points de suture extérieurs que j'ai découvert ce matin sont sensibles tant que j'aurais l'oedème. Pas de quoi s'affoler.

Parrait qu'il me faut deux semaines avant de récupérer. Va falloir que je me surveille, penser à ne rien porter, à ne pas faire d'effort, ne pas trop marcher. Mais je fais quoi de ma maison et de mon fils pendant ce temps là ?? !

 

Finalement, j'ai vraiment apprécié ces quelques jours rien qu'à moi.

 

Et j'ai découvert que c'est pas si terrible de se laisser porter.

 

Voilà la fin de mon aventure au pays des fuites.

 

Aujourd'hui j'ai l'impression de ne jamais avoir eu ces désagréments. Je tousse rien que pour le plaisir de sentir qu'il ne se passe plus rien !

 

J'ai voulu faire part de mon expérience afin de dédramatiser et de lever le voile sur un problème ultra courrant mais tellement caché.

 

Mesdames, si d'aventure vous vous sentez concernées par mon témoignage, il faut en parler à votre médecin. N'ayez pas peur et surtout pas honte !

Il m'a fallu quelques années à accepter mon incontinence liée à l'effort. Quelques années à me sentir parfois diminuée, détraquée et puante. L'image qu'on a de soi n'est pas reluisante. Mon médecin m'a dit que certaines femmes préféraient garder leurs fuites plutôt que de se faire examiner. La peur et la honte doivent disparaitre.

 

La solution est une résurection.

 

 

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Published by La Râleuse qui râle plus - dans Santé
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